dimanche 9 octobre 2011

Archétype (6) - L'ombre


Voici l'heure d'aborder ce monument de la psychologie analytique. Sur ce concept probablement plus que sur tous les autres, il faut d'abord tenter de se libérer des idées préconçues, des caricatures restrictives et images populaires un peu trop simplistes. En effet, l'ombre est ce qui n'est pas beau en nous, ce qui nous fait peur ou fait fuir mais tellement d' autres choses également. Il me paraît essentiel, pour saisir correctement l'archétype (car s'en est un), de reprendre depuis le début...qu'est ce que l'ombre et à quoi sert elle ?



Genèse de l'ombre
L'ombre et le moi sont étroitement liés. Quand le moi se constitue, se "solidifie", il constitue une empreinte unique dans la matrice de l'inconscient indifférencié (pour rappel, voir le début de ce  billet)...l'image que j'avais employée du doigt qui marque la cire est aussi utile ici : le creux créé possède naturellement une autre face, opposée, une "bosse" qui est l'ombre. 
Tous les choix écartés dans notre vie, les potentiels inexploités, les carences entretenues, les images traumatiques qu'on a voulu enfouir (ou fuir), etc sont la nourriture fondatrice de l'ombre. L'ombre de quoi ? de la conscience évidemment. La vie nous éclaire continuellement et notre face éclairée est le moi. L'ombre à l'abri derrière répond à la nature même de l'objet éclairé. 

Constitution de l'ombre
L'ombre est archétype car répond au genre humain. Elle est associée au mal et là se pose une grande part des recherches de Jung : pourquoi fuir le mal ? Le mal en psychologie jungienne est l'absence de conscience, il n'y a pas de possibilité de jugement de valeur...l'héritage judéo-chrétien a fortement compliqué le rapport au mal de l'occidental et c'est justement en le dépassant que Jung en a déduit ses apports indéniables à la constitution de l'individu. L'ombre n'est en fait non pas le mal en nous mais l'archaïque, la nuance est fondamentale !
Pour résumer, j'aimerais dire que l'ombre pourrait être assimilé à l'inconscient personnel de l'individu. Unique à chacun, c'est aussi un médiateur précieux avec les profondeurs fondatrices de l'être.


Où est l'ombre ?
Nichée dans l'inconscient, seule une attention pointue et un désir réel peut nous permettre de la déceler. Elle existe chez chacun de nous à travers ce que l'on appelle la fonction inférieure (voir ici pour les détails).
Répondant au processus naturel, d'origine inconsciente, elle ne surgit à l'extérieur qu'à travers les projections (voir ici).

"De deux choses l'une, nous connaissons notre ombre ou ne la connaissons pas ; dans ce dernier cas, il arrive souvent que nous ayons un ennemi personnel sur lequel nous projetons notre Ombre, dont nous le chargeons gratuitement, qui, à nos yeux, la porte comme si elle était sienne, et auquel en incombe l'entière responsabilité ; c'est notre bête noire, que nous vilipendons et à laquelle nous reprochons tous les défauts, toutes les noirceurs et tous les vices qui nous appartiennent en propre! Nous devrions endosser une bonne part des reproches dont nous accablons autrui! Au lieu de cela, nous agissons comme s'il nous était possible, ainsi, de nous libérer de notre Ombre; c'est l'éternelle histoire de la paille et de la poutre." Jung L'homme à la découverte de son âme


Soyons attentif à nous-même pour déceler nos incompétences et nos lacunes, arrêtons nous quelques instants sur le type détestable qui nous agace prodigieusement (pourquoi ?) : nous touchons du doigt notre ombre.


L'ombre utile ?
Quelle question...l'ombre est fondamentale. L'individuation qui est projet de fondation de l'individu est une entreprise de terrassement : libérant strate après strate, ramenant à la surface des sédiments immémoriaux, les premiers coups de pelle vont tomber sur l'ombre. La part inconnue, inadaptée, primitive en nous est la source de notre enrichissement, quoi de plus logique ? mais c'est sans compter sur le conservatisme extrême du moi (voir ici)...et nous sommes en face de la source de nos peurs ! Pas de honte à avoir donc, c'est naturel d'avoir peur de s'y frotter...et inutile de "fuir à toute jambe", l'autonomie (une des caractéristiques des archétypes) lui confère tout pouvoir et plus nous croyons être loin d'elle, plus elle deviendra épaisse, lourde, noire...
En somme qu'il soit coopérant ou non, l'homme n'échappera pas au dialogue difficile avec l'ombre pour se libérer, s'épanouir, grandir.
Pour finir, une image employée par Roland Cahen me revient à l'esprit car elle me plaît : que tous ceux qui sont effrayés par leur double pervers et primitif n'oublient jamais qu'ils ont aussi en eux un double héroïque et divin, le Soi...


Sommaire "Archétype" (Cliquer pour y parvenir)

55 commentaires:

Phène a dit…

La conscience duelle est un théâtre d'ombres... Amicalement

Ariaga a dit…

Je ne commenterai pas l'article qui est excellent, comme d'habitude, mais le fait que la non identification de l'ombre nous fasse projeter notre détestation de cette partie sombre de nous même sur des personnes de la vie quotidienne me semble très important. J'ai remarqué que les gens qui nous sont antipathiques, les comportements que nous avons du mal à supporter sont souvent présents chez nous mais que nous le nions. La bonne vieille histoire de la paille et de la poutre. Amitiés.

Jean Bissur a dit…

Bonjour Ariaga,

Oui en effet, ce miroir poli est difficile à regarder...

Amitiés,
Jean

kelilan a dit…

"que tous ceux qui sont effrayés par leur double pervers et primitif n'oublient jamais qu'ils ont aussi en eux un double héroïque et divin, le Soi..."

Mais qu'en est-il de l'ombre du Soi ?...

Jean Bissur a dit…

Bonjour kelilan,

Il existe en effet, c'est la représentation du mal absolu et Jung, à ma connaissance, est toujours resté assez évasif à son sujet...comme, par exemple, à la fin de "Ma vie" quand il parle de la lutte du sens et du non sens.
Von Franz également dit l'avoir croisé au cours de l'analyse d'un psychopathe...

Mais restons positif : il s'avère que le centre de l'être, à l'échelle de l'individu, repose sur le Soi.
Pourquoi d'ailleurs, l'ombre du Soi devrait nous inquiéter ?

Amitiés,
Jean

Anonyme a dit…

Cher Jean

Est-ce que l'anima a été pour toit une image traumatique ?

(tu n'es pas obligé de répondre j'ai conscience d'être profondément indiscrète)

Jean Bissur a dit…

Aucune question n'est indiscrète, seules les réponses le sont...parfois.

Je n'échappe pas au genre humain et , en tant qu'homme, mon face à face avec l'anima n'est pas de tout repos.

Anonyme a dit…

mmmh… d'accord

Anonyme a dit…

Comment savoir si l'on projette sur autrui nos sombres images ou bien si autrui mérite l'image qu'on lui prête ?

Jean Bissur a dit…

Tu as ta réponse dans ta formulation "l'image qu'on lui prête".

Amitiés

Lise a dit…

Bonjour,
Merci pour ce site très clair. Je ne connais que de très loin l’œuvre de Jung mais "elle me parle".
J'ai commencé il y a quelque temps à écrire des portraits des personnes qui me posent problème au quotidien. Etonnant de voir combien ce petit exercice m'en apprend sur moi et mes limites. La relation est en libérée, et moi aussi.

Jean Bissur a dit…

Bonjour Lise,

Merci pour ce commentaire.
Votre dernière phrase est lumineuse de réalité "La relation en est libérée et moi aussi"...peut être sans le savoir avez vous résumé la psychologie analytique en une simple phrase.

Amitiés,
Jean

Anonyme a dit…

Est-ce que le portrait peut se résumer à la couleur qui nous apparaît lorsqu'on y pense ?

Ariaga a dit…

Moi aussi, j'aime beaucoup cette phrase de Lise. en peu de mots beaucoup est exprimé. Amitiés.

Jean Bissur a dit…

Chère Anonyme,

Qui peut prétendre qu'un individu soit objectivement ce que notre subjectivité projette sur lui ?

L'essentiel, me semble t'il, est de conserver à l'esprit que l'image n'est qu'une image et, si l'on souhaite, chercher la source de ce "reflet".

Amitiés,
Jean

Anonyme a dit…

bon d'accord

ombre est un des plus beaux mots de la langue française pour sa très belle consonance

si vous avez une idée pour me trouver un nom

nicole a dit…

von Franz écrivait que l.autre peut être objet de nos projections si cet autre dispose de crochet pour y accrocher notre projection. Autrement dit ,même si l,autre possède vraiment ( + ou - )les attibuts que nous lui prêtons , notre attitude face à ceux-ci (rejet par exemple) peut indiquer que ces contenus nous appartiennent également mais que refusons de les reconnaître .
Mais qu,en est-il du mal (absolu ou individuel ?) le rejeter est-il uniquement affaire d,ombre personnel?

amicalement nicole

Anonyme a dit…

Vous avez raison l'autre n'est qu'une partie de moi que je rejette c'est pourquoi je vais dorénavant l'aimer de toute mes forces

quant au mal je n'y crois que partiellement les gens qui font du mal ne le font pas exprès mais peut-être souvent inconsciemment

Jean Bissur a dit…

Bonjour Nicole,

J'aime beaucoup l'idée de ces "hameçons"...c'est vrai, seules les aspérités peuvent servir de support.

Une question me taraude toujours, le mal absolu ou individuel est mal par rapport à quoi ?

Amitiés,
Jean

Anonyme a dit…

L'autre est autre, je revendique le droit d'avoir des défauts et des qualités qui m'appartiennent

si l'autre n'aime pas mes pensées il me fait passer pour un mytho

Anonyme a dit…

peut-être mal par rapport au bien, donnez-moi un exemple de mal absolu

Jean Bissur a dit…

Le mal absolu est l'ombre du Soi...je développerai dans un prochain billet.

Le bien et le mal sont éminemment subjectifs...

Anonyme a dit…

"le bien et le mal sont éminemment subjectifs"

chacun s'accorde à reconnaître dans l'un et l'autre des opposés d'autre part avoir du plaisir et souffrir ne sont pas des notions subjectives mais bien objectives

Jean Bissur a dit…

Sur le plan psychologique, bien et mal sont subjectifs...ce qui m'enthousiasme et me fait souffrir ne sera jamais identique à un autre.

Les opposés existent et sont même la source de toute vie...

Anonyme a dit…

oui, c'est juste mais tout de même ce qui fait que les humains s'identifient les uns aux autres ce sont les plaisirs et les souffrances communs

nicole a dit…

oui cé vrai décréter ce qui est bien ou mal est souvent affaire de culture ou de religion , ou même de perception personnelle.L,ombre n,est pas forcément mal....de manière absolue ;o) elle apparaît comme tel selon des critères sociaux ou individuels établis ou ressentis.

mais je trouve qu,il y a un danger à donner le bénéfice du doute aux contenus de l,ombre, un peu comme notre système juridique qui considère innocent tout prévenu tant que la preuve n,est faite qu,il est coupable...Le mal ,je crois...;o) existe , il me semble comme l,écrivait Thomas Moore dans le déni du tort que l,on peut faire aux autres. Une forme de déresponsabilisation , de bonne conscience que l,on se donne pour conservé son image intacte. Finalement ceici revient à assumer sa part d,ombre ou pas....;enfin je continue mon questionnement moi aussi ...;o)

Jean Bissur a dit…

Mais l'ombre n'est pas le mal, c'est l'archaïque, n'inadapté, le refoulé...qui peut parfois conduire à des attitudes mauvaises ou néfastes pour soi et/ou pour les autres.

Je crois qu'il y a une nuance fondamentale ici : tout ce qui blesse volontairement l'humain est mauvais ou, comme tu le dis, ce qui ignore la souffrance d'autrui...mais pour autant, cela n'est selon moi pas l'ombre. Ne pas vouloir la regarder peut conduire à "se faire mal" ou "faire du mal".

Pour ce qui concerne le déni du mal, c'est encore autre chose car il faut un compromis entre l'empathie et le maintien d'une ligne qui nous construit mais peut heurter...

nicole a dit…

oui cé sûr ombre et mal ne sont pas synonymes et suis bien d,accord avec ce que tu en dis.

je suis juste agacée par une banalisation de certains contenus de l'ombre ;l.archaisme de ces contenus peut en expliquer les effets, comme l,agressivité par exemple qui peut conduire au meurtre; l.agressivité en soi n,est pas mal , cé ce que l,on fait avec, ou ce qu'elle peut devenir.

amicalement nicole

Jean Bissur a dit…

Je te suis complètement Nicole...

Un individu peut perdre pied et commettre un acte en totale inconscience (parfois du fait de son déni de l'ombre qui finit par le "dévorer") mais si l'argument de l'ombre est avancé, il y a conscience de l'enjeu et donc le geste n'est plus "excusable".
Je ne suis pas très clair là.

Amitiés,
Jean

Anonyme a dit…

les nuages sont rose mauve ce soir

nicole a dit…

on revient à la notion de responsabilité ou d'impunité...On dit du fou qu,il n,est pas responsable de ses actes car il n,agit pas en pleine conscience, il est agi par...son ombre ? savoir que l,on est la proie de diverses subpersonnalités (complexes) peut en effet servir d'excuses mais épargne -t-il de la responsablité de ses actes ?. Le niveau de conscience détermine peut-être le niveau de responsabilité réelle mais l'acte lui-même qu,il soit fait avec plus ou moins de cosncience peut être répréhensible sur un plan moral...donc qualifié de mal...oups..
mais je crainds de m,embourber là...ceci dit ,ton billet sur l,ombre est très bien et merci de rendre accessible ces données si importantes.

amicalement nicole

Jean Bissur a dit…

Bonjour Nicole,

Ce blog se voulait aussi une plateforme d'échanges et je suis ravi que tu lances une discussion.

Je comprends ce que tu exprimes : la folie peut elle excuser des actes irréparables dans la mesure où elle n'est que subjectivement évaluable ?
Comment faire la part du fou parti dans un monde à part de celui qui peut usé du système au nom d'une folie passagère ?
C'est là un débit éthique de haute volée et je ne crois pas qu'il existe de réponse définitive.

Comme je le disais, une malveillance avérée sur autrui, quand elle est grave, doit être punie...mais quid du psychotique, parti dans son monde à part, pour qui le milieu carcéral ou l'asile sera indistinct ?
La punition est efficace si elle est éprouvée non ? ou alors on punit de principe pour soulager victime ou famille de victime et se pose encore un autre débat éthique...

Amitiés,
Jean

Anonyme a dit…

Chère ombre
à ton avis peut-on être fort névrose et en même temps parfaitement conscient de son univers intime

juste une question par hasard

nicole a dit…

salut Jean,
oui cé pas simple . Ce qui me préoccupe ce n,est pas tant la punition des actes répréhensibles , car en effet dans la mesure où on peut établir le niveau de responsabilité ,la suite à apporter sera différente ; ce qui me préoccupe cé plutôt la justification d,actes répréhensibles (et encore là sur quels critères ?) qui permet aux individus de nier leur part de responsabilité , de ne pas assumer la responsabilité de leurs actes.Ce n,est pas tant le sytème punitif qui me préoccupe que cette bonne conscience que l,on se donne facilement . Avant la culpabilité empoisonnait la vie des individus ( la religion , l,éducation ), maintenant elle me semble tragiquement absente. Cé pourquoi j'utilise le mot responsabilité plutôt que culpabilité, car la connotation est moins négative .

amicalement nicole

Jean Bissur a dit…

Bonjour Nicole,

Je t'avais bien suivi mais répondu un peu à côté.
Je suis foncièrement optimiste, peut être trop mais voici ce que je me dis : celui qui se repose sur l'irresponsabilité mentale, en connaissance de cause, pour excuser son acte, sera forcément rattrapé à plus ou moins court terme par sa culpabilité intérieure (ou alors il est profondément névrosé donc en somme vraiment irresponsable)...en somme, on peut borner tout le monde si on est doué mais on ne pourra jamais se tromper soi-même.

Amitiés,
Jean

Jean Bissur a dit…

L'heure est matinale Nicole, il fallait lire "berner" et non borner...le lapsus est intéressant.

Bon dimanche,
Jean

Anonyme a dit…

y en a qui passent les bornes ce sont les donneurs de leçons via les écolos et les psys non ? en tous cas ceux qui s'expriment dans les journaux

nouveaux forgeurs de culpabilité

Jean Bissur a dit…

Avis tout à fait personnel...que je partage.

Jean

Michelle a dit…

L'expression "avoir peur de son ombre", qui désigne habituellement une personne qui a peur de tout, prend un tout autre sens quand on la regarde d'un oeil jungien. La plupart des gens ont peur de leur ombre. Il est très difficile de regarder en face sans frémir notre versant sans soleil (notre ubac), d'accepter de le reconnaître!

J'ajouterai que l'ombre d'une personne foncièrement méchante serait probablement son contraire, donc un être doux et sans malice!

Je suis en train de lire "Le pouvoir du miroir" de Daniel Cordonier. Il écrit: "L'ombre représente les tendances que nous n'avons pas laissées éclore dans notre personnalité."

Bise amicale!

Anonyme a dit…

l'ombre peut aussi être soi-même que l'on ignore

nous croisons dans la rue et dans les transports en commun des milliers de gens chaque jour qui sont très probablement une partie de nous celle que notre inconscient recèle parce qu'il est trop difficile de l'affronter

Anonyme a dit…

Cher Jean, est-il possible de te demander d'effacer la signature Cile à tous les messages envoyés ?

Jean Bissur a dit…

Elcé,

Je ne peux que supprimer un commentaire...

Anonyme a dit…

Alors j'aimerais que tu effaces tous les commentaires que j'ai envoyés

Anonyme a dit…

Cela ne signifie pas que je n'écris plus mais que je n'aime pas laisser des traces indéfiniment

Jean Bissur a dit…

Elcé,

Je n'ai pas envie de perdre des heures à supprimer des messages, essaye de me comprendre.

Jean

Anonyme a dit…

Bon d'accord, comme tu veux, alors tu comprends aussi si je ne signe pas mes messages

Jean Bissur a dit…

C'est pour cela que j'ai laissé la fonction "anonyme" disponible dans les commentaires (avec une modération).

Anonyme a dit…

Elcé est le nom d'une boutique d'articles chorégraphiques mais je ne savais pas qu'elle existe toujours, à Genève et si ces gens tombent sur ton blog ils ne seront peut-être pas ravis de voir ce nom inscrit il vaudrait mieux que tu effaces tous les messages qui concernent ce pseudo

Jean Bissur a dit…

J'assume l'éventuelle responsabilité, qui me semble plus que mince.

Jean

Anonyme a dit…

d'accord
cette ombre cause des soucis non ?

Mel

Anonyme a dit…

le psy exige la fidélité absolue alors que lui est marié et garde jalousement sa vie privée

Jean Bissur a dit…

Parce que l'enjeu réel n'a rien à voir avec la vie privée mais la vie intime...

Jean

Anonyme a dit…

Bon alors moi j'ai aussi ma vie privée

Anonyme a dit…

j'ai de la peine à dissocier vie réelle et vie intime

Anonyme a dit…

J'écris sur une table en noyer qui jouxte le piano et sur le piano, il y a une bougie parfumée aux essences d'orange et l'odeur parvient par moment et lorsqu'elle parvient il se passe dans l'esprit quelque chose que je ne peux pas expliquer et qui influence sans que je le sache ce que je vais dire mais sans passer par l'intellect les odeurs ont une relation avec l'intime